[1] L’indice comparatif de morbidité est le rapport entre le nombre de nouveaux cas de cancers observés dans la zone géographique concernée et le nombre de nouveaux cas attendus. Ce dernier chiffre est calculé en appliquant à la population de la zone géographique concernée les taux d’incidence nationaux par sexe et âge. Lorsque l’indice est supérieur à 100, la morbidité de la zone géographique concernée est supérieure à la moyenne française, indépendamment de la structure par âge de la zone considérée. Lorsque l’indice est inférieur à 100, la morbidité de la zone géographique concernée est inférieure à la moyenne française.
Source: DRASS DDASS Nord-Pas de Calais, décembre 2007, lettre n°23
Le cancer du côlon ou du rectum se manifeste par un amaigrissement, une fatigue importante, des troubles du transit ou des traces de sang dans les selles. Une occlusion intestinale, des ballonnements douloureux ou des vomissements doivent attirer l’attention.
Toute douleur abdominale récurrente doit être signalée au médecin. Ce cancer se développe notamment après 50 ans et encore plus après 70 ans.
La coloscopie est l’examen essentiel pour diagnostiquer le cancer colorectal et consiste à introduire une petite caméra dans le rectum.
Cet examen nécessite une préparation colique excellente: en effet, afin de pouvoir visualiser en détail la paroi colique, le colon doit etre vide de selles. Il est donc nécessaire de prendre par voie orale un liquide laxatif la veille de l’examen pour nettoyer le tube digestif. Pratiquée sous anesthésie, la coloscopie est indolore.
Des prélèvements de la tumeur (biopsie) sont effectués pour certifier le diagnostic du cancer. En présence de cellules cancéreuses, un bilan complet est réalisé pour évaluer la profondeur de l'extension à la paroi colique, l'existence d'un envahissement ganglionnaire ou la présence de métastases.
L’âge est un facteur risque important car ce cancer concerne essentiellement les personnes âgées.
L’hérédité et la présence de « polypes adénomateux » non traités, tumeurs bénignes qui résultent de mutations dans les cellules de la paroi du côlon, peuvent aussi être des causes de l'apparition de ce cancer.
Certaines maladies inflammatoires augmentent le risque de cancer comme la maladie de Crohn et la recto-colite hémorragique.
Les régimes riches en graisse et protéines sont aussi des facteurs risques importants. La consommation d’aliments contenant des fibres alimentaires et des vitamines A, B, D et E sont des facteurs de protection.
Le tabac, l’obésité et le manque d’activité physique peuvent également jouer un rôle dans la survenue de ce cancer.
Lire "Le tabac, facteur de risque du cancer colorectal", ACTUALITES TABAC N°96 FÉVRIER 2009, INPES
La chirurgie est le principal traitement du cancer colorectal. La partie de l’intestin atteint est retirée. Soit le chirurgien rétablit la continuité de l’intestin immédiatement soit il pose un anus artificiel qui peut être temporaire ou définitif selon la situation et la profondeur des lésions.
La radiothérapie est utilisée avant la chirurgie, en association avec la chimiothérapie pour éviter les risques de récidives.
La chimiothérapie est préconisée après la chirurgie en traitement complémentaire notamment en cas de métastases.
Grâce à l’avancée des recherches, de nouveaux médicaments ont été développés : les thérapies anti-angiogéniques. Ils permettent de supprimer l’apport de sang à la tumeur, qui non nourrie, se détruit.
Plus d’informations sur www.e-cancer.fr
Sources :
100 questions / réponses sur les cancers - 2008 - CODES 62, Conseil Régional Nord-Pas de Calais
Cancer, Toutes vos questions, toutes les réponses – Marina Carrère d’Encausse, Michel Cymes – 2007, Editions Michel Lafon
Guide pratique du cancer, s’informer, s’orienter, se soigner – Pr David Khayat, Odilon Wenger – 2007, Editions Odile Jacob
Dictionnaire des cancers – Bernard Hoerni – 3ème édition 2006, Editions Frison-Roche
Dernière modification : 12/04/2012
Auteur : Pôle Ressources Cancers