La région Nord-Pas de Calais fait partie des régions les plus touchées par le cancer du col de l'utérus en France. Ses taux d'incidence et de mortalité sont parmis les plus élevées avec une incidence comprise entre 8 et 9,7 et un taux de mortalité de 2,6 pour 100 000 habitants. (sources: INCa)
Le cancer de l’utérus se manifeste par des saignements, des infections, des pertes anomales ou des douleurs pelviennes. Ces signes ne sont pas spécifiques du cancer et peuvent être à l’origine de maladies bénignes. Cependant, s’ils persistent, la consultation d’un gynécologue est fortement recommandée.
Un cancer du col de l’utérus se diagnostique grâce à un frottis. Il s’agit d’un prélèvement de cellules du col de l’utérus. Elle se pratique chez un gynécologue.
L’analyse de ces cellules permet d’identifier ou non la présence de cellules cancéreuses. Le frottis se pratique dès les premiers rapports sexuels ou à partir de 20 ans.
C’est le meilleur outil de dépistage connu aujourd’hui et doit être pratiqué tous les 3 ans si les résultats précédents sont normaux.
Le cancer du col de l’utérus est un cancer sexuellement transmissible dû à une infection par le virus du papillome humain (HPV).
Le virus se transmet par contacts entre la peau et les muqueuses. Il atteint 80% des personnes ayant eu des relations sexuelles mais seulement 1 à 2% de ces personnes vont développer un cancer du col de l’utérus.
Les facteurs de risque sont des rapports sexuels précoces, non protégés, avec de nombreux partenaires sexuels. Ce cancer apparait notamment entre 45 et 60 ans mais n’épargne par pour autant les femmes plus jeunes ou plus âgées.
Comme pour tous les cancers, les traitements préconisés pour le cancer du col de l’utérus varient en fonction du type de cancer, de son étendue et de l’état de santé de la patiente.
En fonction du cancer, la chirurgie pratiquée peut être partielle ou totale.
La « conisation » est une chirurgie partielle qui consiste à n’enlever qu’une partie du col de l’utérus. Cette chirurgie permet notamment de laisser le plus de chances possibles à une jeune femme d’avoir des enfants.
L’hystérectomie est l’ablation complète de l’utérus.
Selon les protocoles décidés, la chimiothérapie et la radiothérapie viennent compléter le traitement, avant ou après la chirurgie. Elles peuvent servie à diminuer la taille de la tumeur avant une opération ou intervenir après en traitement complémentaire pour éviter les récidives ou la formation de métastases.
Il existe aujourd’hui un vaccin contre le cancer du col de l’utérus : le Gardasil® et Cervarix®. Les 3 injections intramusculaires permettent de lutter contre certaines souches du papillomavirus et ainsi de prévenir près de 70% des cancers du col de l’utérus. Ce vaccin est recommandé dès l’âge de 14 ans, avant les premiers rapports sexuels et jusque 23 ans.
Plus d’informations sur www.e-cancers.fr
Sources :
100 questions / réponses sur les cancers - 2008 - CODES 62, Conseil Régional Nord-Pas de Calais
Cancer, Toutes vos questions, toutes les réponses – Marina Carrère d’Encausse, Michel Cymes – 2007, Editions Michel Lafon
Guide pratique du cancer, s’informer, s’orienter, se soigner – Pr David Khayat, Odilon Wenger – 2007, Editions Odile Jacob
Dictionnaire des cancers – Bernard Hoerni – 3ème édition 2006, Editions Frison-Roche
Dernière modification : 12/04/2012
Auteur : Pôle Ressources Cancers