Pôle Ressources Cancers
Les étapes de la maladie
La maladie du cancer impose de traverser différentes étapes. La première est celle des signes d’alerte, de l’angoisse jusqu’aux examens de diagnostic. Ensuite, vient la période difficile des traitements puis, enfin, celle de l’après maladie.
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Le corps subit des changements au fur et à mesure de l’évolution du cancer, de l'acceptation de la maladie et des traitements. Les connaitre, c’est mieux se préparer à leur apparition.

 

 

 

Au début de la maladie :
 

Les signes de la maladie peuvent parfois passer inaperçus. Un cancer peut se développer dans toutes les parties du corps ; c’est pourquoi les premiers signes d’alerte sont à prendre en compte rapidement.
 

La douleur : Elle ne rime pas forcément avec cancer, cependant si malgré un traitement la douleur persiste ou augmente, il faut consulter rapidement et faire des examens approfondis.
 

Les grosseurs : L’apparition d’une « boule » inhabituelle doit faire l’objet d’une attention particulière. Notamment au niveau des seins ou des ganglions, elle marque souvent le début d’un cancer.
 

Les saignements : Des saignements anormaux s’observent dans le cas de tumeurs superficielles. Ils apparaissent notamment lors de cancers d’organes creux comme le colon, la vessie. Un grain de beauté qui se modifie ou qui saigne doit également attirer l’attention.
 

Une anomalie de fonctionnement : Un mauvais fonctionnement au niveau des organes tels que les poumons, les articulations peuvent donner l’alerte. Une toux persistante, des difficultés respiratoires, une paralysie soudaine doivent être prises en charge rapidement.

 

Ces signes ne sont pas spécifiques aux cancers et beaucoup de maladies non cancéreuses peuvent provoquer ces symptômes. Seuls des examens pourront établir si il s’agit d’une tumeur ou non.
 

Si une tumeur est diagnostiquée, plusieurs examens seront réalisés pour évaluer l’étendue et la gravité du cancer. L’organe atteint est examiné en profondeur puis un « bilan d’extension » est pratiqué. Il va permettre de rechercher si d’autres organes sont touchés par les cellules cancéreuses et si des métastases se sont formées.

Pendant la maladie :
 

Tout traitement peut avoir des effets secondaires, il en est de même pour les traitements anticancéreux.
 

Deux types d’effets peuvent survenir :
 

Les effets immédiats : le plus souvent temporaires, ils apparaissent au cours du traitement et pas nécessairement dès la première séance. Attention, ce n’est pas parce que ces effets secondaires n’apparaissent pas ou sont moins importants que le traitement fonctionne moins bien.
 

 

La perte de cheveux : effet immédiat de la chimiothérapie ou de la radiothérapie sur la pluspart des malades, la perte de cheveux est souvent mal vécue. Elle impose la maladie dans la vie sociale du patient. Cependant, elle n’est pas systématique et le port de perruque est une alternative commune.

 

 

Les nausées et les vomissements : Provoqués par la chimiothérapie ou la radiothérapie, ils interviennent lorsque le traitement cible certaines zones abdominales. Cependant, avec l’avancée des recherches et l’amélioration des traitements, ces effets tendent à diminuer. Cependant, ils n’empêchent pas totalement l’écœurement ressenti pour certaines odeurs ou certains aliments.

 

 

La fatigue : Symptôme le plus fréquent au cours des traitements, la fatigue doit être analysée et décrite au médecin qui pourra la traiter. Cependant, une partie de cette fatigue est considérée comme normale suite au traitement. Le repos est donc fortement conseillé.

 

 

Les troubles de la sexualité : Les traitements anticancéreux entrainent très souvent des troubles sexuels. Certains traitements anticancéreux hormonaux peuvent agir sur la sexualité. Cependant, des causes psychologiques comme la perte de l’estime de soi, une modification corporelle comme la perte d’un sein ou des cheveux peut entrainer une perte du désir.

 

 

Les effets sur la fécondité : La volonté d’avoir des enfants doit être signalée dès lediagnostic de la maladie. Certains traitements peuvent entrainer une stérilité transitoire ou définitive.

Tous ces effets secondaires sont connus des médecins qui y prêtent une attention particulière pendant les traitements. Le médecin surveillera notamment le sang, les nerfs, les reins…

 

Les effets tardifs : Ils arrivent une fois le traitement terminé. Ils sont plus rares mais peuvent devenir permanents. Ils dépendent de la molécule utilisée dans le traitement. Pour connaitre les effets à long terme, renseignez-vous auprès de votre médecin.
 

Après la maladie :
 

Après les traitements, il faut poursuivre la surveillance. Un cancer sur deux guérit, cela signifie qu’un patient sur deux ne rechutera jamais. La surveillance médicale a pour objectif de surveiller une éventuelle rechute et les effets à long termes des précédents traitements.

 

Si une rechute survient, elle apparait généralement dans les 5 années suivant le dernier traitement. Après ces 5 ans, le risque de rechute est très faible.
 

Certaines séquelles, dues par exemple à une chirurgie peuvent entrainer une rééducation ou un apprentissage après les traitements, comme la rééducation de la parole après l’ablation du larynx.


En cas d’aggravation ou de rechute, il faut évaluer les avantages et les inconvénients d’un nouveau traitement. Parfois, il sera préférable d’apprendre à vivre avec la maladie, avec des traitements de « confort ».
 

Plus d’informations sur www.e-cancer.fr
 

 

Sources :

100 questions / réponses sur les cancers - 2008 - CODES 62, Conseil Régional Nord-Pas de Calais

Cancer, Toutes vos questions, toutes les réponses – Marina Carrère d’Encausse, Michel Cymes – 2007, Editions Michel Lafon

Guide pratique du cancer, s’informer, s’orienter, se soigner – Pr David Khayat, Odilon Wenger – 2007, Editions Odile Jacob

Dictionnaire des cancers – Bernard Hoerni – 3ème édition 2006, Editions Frison-Roche

Dernière modification : 12/04/2012

Auteur : Pôle Ressources Cancers

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